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Merci aux auteurs et au public, c'est une édition réussie! Il est temps pour le chien jaune de se reposer un peu et d'hiberner quelques temps avant d'attaquer l'édition 2011...à bientôt!

Jules Maigret, dans le couloir des Editions Belfond
 

 

Le Coin des Belges

Dans l’ombre de Georges Simenon, né à Liège en 1903, nous accueillons plusieurs de ses compatriotes qui perpétuent dans leurs œuvres l’atmosphère du roman noir.

SIMENON et MAIGRET de retour à CONCARNEAU
Publié le 17 / 06 / 2009

Extraits de la conférence  donnée le 9 août 1997 à la bibliothèque de Concarneau par Pierre DELIGNY dans le cadre de la 4ème édition de notre festival du Polar.

Invité par notre association, Pierre DELIGNY (décédé en 2005) était l'un des correcteurs préfèrés de Georges SIMENON.

"Pourquoi ce titre ? Eh bien retour de SIMENON parce qu'il a vécu pour de bon à Concarneau (il logeait à Beuzec-Conq) quelques mois de l'hiver 1930-31... et retour de MAIGRET, pour ce qui concerne la fiction: Eh oui! alors détaché en mission à la brigade mobile de Rennes pour y réorganiser certains services, le commissaire MAIGRET est venu en 1930 à Concarneau mener l'enquête sur un mystérieux assassinat, et même plusieurs tentatives d'assassinat. Une enquête qui a duré quatre jours tout ronds, du samedi 8 au mardi 11 novembre. Et je vous précise tout de suite qu'à Concarneau le commissaire est descendu à l'"Hôtel de l'Amiral", qui dans la réalité n'est autre que le Grand Hôtel... Quant au café attenant, le "Café de l'Amiral" dans le roman, il est devenu aujourd'hui le Bar de l'Amiral...

Mais si vous le voulez bien, faisons faire au film de la vie un "retour arrière" de plus de 66 ans, deux tiers de siècle exactement.

Arrêt sur image à la séquence "Automne à Concarneau"... ou plutôt non: Beuzec-Conq n'est pas encore rattaché à la ville, et puis il fait froid, il pleut.
Alors, "Un hiver à Beuzec", 1ère séquence, extérieur jour. Moteur!

Dans une grande villa des Sables Blancs, un couple de parisiens, la petite trentaine, accompagnés de leur grand chien, sont à peine arrivés et semblent s'installer pour plusieurs mois... La femme défait les valises... Le chien dégingandé galope sur la plage immense, comme pour en prendre possession, et s'amuse à chasser les mouettes... L'homme, lui, a déjà installé sa machine à écrire dans une pièce donnant sur la mer, et frénétiquement il tape, tape, tape...
COUPEZ!!! Non, ça ne va pas, c'est surréaliste, et présenté comme ça vous n'allez rien y comprendre!
Voyons ce que la femme - comment s'appelle t-elle? Régine SIM? confie à son Journal, des années plus tard:
"Maintenant il s'agît de faire accepter à Fayard cette idée de collection "Maigret", dont Georges propose la présentation, la maquette et le prix à 6 Francs. Fayard a signé le contrat, mais réticent, il prédit un échec.
Il se fait aussi que Georges a touché des avances  sur ses romans populaires, pas mal d'argent. Or Fayard veut de la copie pour l'argent déboursé, et ne veut pas porter la somme sur les "Maigret".
Pour être au calme, nous partons pour Concarneau, villa "les Roches Blanches" (elle veut dire "Aux Sables Blancs"). Soixante dix pages de dactylographiées par jour. C'est un record. Mais Georges a cela sur le coeur. (cela, c'est les romans populaires qu'il doit encore à Arthème). Se souvenant de ce séjour, il écrira plus tard LE CHIEN JAUNE. ("Mémoires de Tigy", texte inédit)

Avec cela déjà, on saisit mieux... Mais pour voir où en est ce Georges SIM qui n'est pas encore SIMENON, 28 ans, faisons un nouveau flash-back de huit ans. C'est peu, mais ces huit années ont été tellement chargées, pleine à craquer!

11 décembre 1922. Un jeune belge de moins de vingt ans, fils d'un comptable et d'une vendeuse, débarque à la garde du Nord, bien décidé à conquérir Paris. Pour tout bagage, deux essais manqués comme apprenti pâtissier et commis de librairie, et puis tout de même trois années de journalisme à la "Gazette de Liège"... Conquérir Paris, et le monde pourquoi pas? Il ne doute de rien! mais comment? Par la littérature? ça le tente: faute de mieux, notre nouveau Rastignac y entre par la petite porte. Dabord garçon de courses pour une ligue d'anciens combattants, puis secrétaire d'un marquis de province, il va commencer à écrire force contes galants (près de mille en tout!) qu'il vend à des feuilles polissonnes comme "Froufrou", "Sans gêne" ou "Paris flirt"... Des contes plus sérieux aussi, pour "Le Matin" dont la directrice littéraire est une certaine Colette... Et puis, au printemps de 1924, le voilà qui écrit "Le roman d'une dactylo", en huit jours, à la terrasse d'un bistrot derrière la Butte Montmartre. Ce roman paraîtra à l'automne suivant chez Ferenczi, sous la signature de Jean du Perry! Et ce sera le premier des quelques deux cents romans populaires
(légers, sentimentaux ou d'aventures) qu'il écrira en sept ans sous dix sept noms de plume différents et vendra à huit éditeurs ( Ferenczi, Fayard, Tallandier, etc...) qui les publieront dans des collections diverses telles que "Mon livre favori", "Le livre épatant", "Les maîtres du roman populaire", ou encore "Grandes aventures et voyages excentriques" ou "Romans célèbres de drame et d'amour"!

Que ne fera t-il pas encore, notre SIM, durant ces huit années effrénées? En 1928, par exemple, un tour de France de six mois par les canaux et les rivières, en compagnie de Tigy, sa femme, de Boule, sa bonne et d'Olaf son chien... tout en continuant d'écrire à chaque "escale" force contes et romans! Il prend goût à la navigation et, en 1929, s'étant fait construire à Fécamp un robuste côtre de 10 m de long sur 4 de large, qu'il baptise "l'Ostrogoth", il l'adopte comme habitation flottante quasi permanente jusqu'à la fin de l'année 1931... Il emmène naviguer "l'Ostrogoth" en Belgique, aux Pays Bas, en Allemagne... Un bateau de ligne régulière l'amène jusqu'en Laponie d'où il rapporte un reportage... Sur "l'Ostrogoth", il continue d'écrire ses romans populaires... Et voilà qu'au printemps de 1930, à Morsang sur seine, il ose son tout premier "Maigret", "Pietr le Letton", qu'il veut signer SIMENON enfin.
Encore faut il l'éditer! Il propose à son éditeur Arthème Fayard l'idée d'une collection de romans policiers avec Maigret comme héros récurrent; Arthème n'y croit pas trop mais finit par se lisser convaincre à deux conditions impératives: 1) que son auteur lui en fournisse cinq ou six d'avance et alors il veut bien lancer les deux premiers (ce lancement se fera en février 1931, à son retour de Concarneau donc, au fameux "Bal Anthropomètrique" de la Boule Blanche à Montparnasse); et 2) que SIM lui livre au plus vite les deux ou trois romans populaires qu'il reste lui devoir par contrat, et sur lesquels il a dailleurs déjà touché une avance!

Et voilà notre SIM coincé: Il n'a encore écrit que trois "Maigret", et de plus il est en dette de deux ou trois romans populaires... Il a donc cinq ou six romans à "pondre" au plus vite. Pour venir à bout de cette mission impossible, il lui faut trouver un coin tranquille, loin surtout de la fureur parisienne...
Pourquoi choisit il la Bretagne qu'il ne connaît pas encore? Mystère! Mais pourquoi pas la Bretagne après tout puisqu'un de ses ancêtres en est originaire, lui a t-on dit... Qui lui a donné l'idée de Concarneau? Mystère! un ami parisien peut-être, qui aurait passé ses vacances aux Sables Blancs? Où peut être est il tombé tout bêtement sur une réclame comme j'en ai trouvé une sur un journal de l'époque: "Villas à louer aux Sables Blancs/s'adresser à l'Horlogerie-Bijouterie A.CLOAGUEN, 10 quai d'Aiguillon, Concarneau"!?
Toujours est-il que voilà SIM qui débarque aux Sables Blancs avec armes et bagages, épouse, machine à écrire et... Olaf, son "grand danois ardoisé, qui mesurait 75 cm au garrot". (en lisant les divers journaux et mémoires de SIMENON, on apprend que ce grand gourmand d'Olaf aimait, en vrac, les crèmes glacées, les bonbons, les biscuits secs et la viande aussi; mais il adorait par dessus tout le poisson, surtout "les harengs vivants qu'il avalait d'une bouchée"!)
Toute la tribu s'installe dans la grande villa toute neuve (elle date de 1928), dont Albert CLOAGEN lui a loué une partie. Il faut dire que la villa est  grande, 12 pièces ré&parties en trois logements, chacun étant dédié à l'un des trois fils de l'horloger: Albert, Jean et Jacques. La partie centrale et dominante étant à Jean, la villa fût baptisée "Ker Jean". Je tiens tous ces renseignements de l'ami Claude MENGUY [ici présent], "mousquetaire de SIMENON" lui aussi, et grand enquêteur - j'allais dire "inquisiteur"! - spécialiste des recherches "sur le terrain"- recherches portant sur les maisons, hôtels, localités où SIMENON a habité ou simplement écrit ne serait ce qu'un roman... Et il y en a plus de cinquante dans le monde!
C'est ainsi que dès 1985, notre grand inquisiteur a cherché à identifier/localiser la fameuse villa louée par SIM cinquante cinq ans plus tôt... et il eût beaucoup de chance, puisque dès cette première visite aux Sables Blancs à la recherche d'éventuels témoins survivants de l'époque 1930-31, il tomba sur... le facteur, qui s'écria: "Une personne d'un certain âge ayant vécu par ici en 1930? Allez donc voir Jeanne Mathieu! C'est tout à côté, au 41, la petite maison avec un jardinet." Et cette Jeanne Mathieu, une alerte octogénaire,, de lui confier quelques minutes plus tard: "Bien sûr que je me souviens de Georges SIM et de sa femme! C'est moi qui étais chargée de faire le ménage dans les deux villas que Monsieur Cloaguen louait aux Sables Blancs... Je revois encore Monsieur SIM, qui derrière sa fenêtre était toujours en train de taper à la machine!"... et Jeanne Mathieu de préciser: "La villa que vous cherchez, c'est celle qui est juste en face du café "Kraign'chacott" qui est tenu par la famille Lancien."

Eh oui! c'est bien la villa qui porte les numéros 11-13-15 avenue des Sables Blancs.

Et puis nous disposons d'une lettre toute récente de Monsieur Albert Cloaguen, l'un des trois fils du propriétaire qui a connu Georges SIM,(c'est le petit-fils, prénommé Albert également, qui tient aujourd'hui l'horlogerie-Bijouterie de la famille). Dans sa lettre à Claude MENGUY de juin dernier, il nous confirme tout ce que nous savions et nous précise d'autres points: "Georges SIMENON occupait en effet la partie centrale de la villa... Elle donnait, et donne toujours directement sur la plage, à environ trois mètres au dessus du niveau du sable... Il est exact que SIMENON avait une machine à écrire, et même une secrétaire [ça nous ne le savions pas], Mademoiselle Annick Garrec, que nous avons perdu de vue..."
Plus loin il précise encore: " Né en 1918 j'avais treize ans et 0laf était mon compagnon de jeu. Je le vois encore, blanc et noir et non jaune, ouvrir la porte de "Ker-Jean" d'un coup de museau et, une fois entré, repousser la porte et tenter de la fermer, ce qu'il ne réussissait pas toujours! Je me souviens aussi que j'allais pêcher pour lui des crevettes grises qu'il adorait..."

Enfin, autre recoupement historique, nous avons le témoignage d'un autre enfant du pays, Emmanuel Allot, qui lui aussi avait douze-treize ans en 1930-31. Journaliste et romancier concarnois, mais aussi cousin de Albert Cloaguen,  il est plus connu ailleurs sous le nom de plume de François Brigneau. Voici ce qu'il écrit en 1968 dans un article de "Télémagazine" publié à l'occasion de la diffusion du Chien Jaune à la télévision:
"J'ai raconté ici même comment Simenon avait été à l'origine de ma vocation. Il avait loué, près de Concarneau, au lieu-dit "Les Sables Blancs" une villa qui appartenait à l'un de mes oncles. Un jeudi, par la porte fenêtre de la véranda, je l'avais vu, vêtu d'un col roulé, qui tapait à la machine. Il y avait à ses côtés des pipes et une bouteille de vin blanc; Près de lui se tenait un grand chien. Quelque trente cinq après l'image n'a pas jauni dans ma mémoire. Je me souviens du vent qui faisait frissonner les tamaris, de la mer grise, trés basse, qui découvrait la plage marbrée de reflets, des oiseaux dans le ciel pommelé.
De l'autre côté de la route, des lavandières chantaient en tapant sur leur paquets de linge. Figé, le coeur battant, je regardais un homme qui faisait ce que je rêvais de pouvoir faire un jour: Ècrire!"                   

Arrivons au CHIEN JAUNE, écrit en mars 1931, où SIMENON campe magistralement tout au long du roman le décor de Concarneau en hiver, tel qu'il l'avait connu et enregistré quelques mois plus tôt... Il ne faut pas s'étonner d'une telle maîtrise prometteuse d'une grande oeuvre future... Il mérite déjà ce que Marcel Aymé dira plus tard de lui 'dans une préface à une réédition du Chien Jaune:" Maître absolu de sa création romanesque [...] c'est avec une remarquable discrètion qu'il s'applique à ne pas abuser de sa toute-puissance, sachant bien que de tels excès n'ont d'autre résultat que celui de desservir la vérité"... la vérité des descriptions et de l'atmosphère des lieux y compris. Qu'on en juge par l'extraordinaire démarrage du roman:
" Vendredi 7 novembre. Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vielle ville qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq.
C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent s'engouffre dans les rues, où l'ont voit parfois  des bouts de papier filer à toute allure au ras du sol.
Quai d'Aiguillon, il n'y a pas une lumière. Tout est fermé. Tout le monde dort. Seules les trois fenêtres de l'hôtel de l'Amiral, à l'angle de la place et du quai, sont encore éclairées.[...] dans le bassin un caboteur qui est venu se mettre à l'abri. Personne sur le pont. Les poulies grincent et un foc mal cargué claque au vent. Puis il y a le vacarme continu du ressac, un déclic à l'horloge, qui va sonner onze heures."
D'autres notations vont nous confirmer que nous sommes bien en hiver, que la tempête fait rage, ou que la pluie s'obstine. Ainsi, toujours dans le premier chapitre: " La tempête n'avait pas cessé. Certaines bourrasques faisaient crever sur la ville de gros nuages qui tombaient en pluie glacée. Aucun bateau ne sortait du port et on parlait d'un vapeur en difficulté au large des Glénan." Plus loin: "Il pleuvait toujours. Trés loin ululait la corne de brume d'un bateau qui devait chercher l'entrée du port."

Tout ceci n'est pas bien gai, me direz vous, ni bien engageant pour les touristes! Mais nous sommes en novembre...et vous noterez, au chapitre IX, qu'il sait aussi faire beau en hiver à Concarneau: Ce matin là "la détente était générale. Cela tenait peut-être au temps qui, tout à coup, s'était mis au beau. Le ciel semblait lavé tout fraîchement. Il était bleu, d'un bleu un peu pâle mais vibrant, où scintillaient de légères nuées. Du fait, l'horizon était plus vaste, comme si on eût creusé la calotte céleste. La mer, toute plate, scintillait, plantée de petites voiles qui avaient l'air de drapeaux épinglés sur une carte d'état-major. C'est qu'il ne faut qu'un rayon de soleil pour transformer Concarneau, car alors les murailles de la vielle ville, lugubres sous la pluie, deviennent d'un blanc joyeux, éclatant."

Aujourd'hui encore, le promeneur [...] pourrait utiliser le roman comme guide de visite de la ville. Ainsi, tenez: "Maigret s'était arrêté face au port, à cinquante mètres de l'hôtel de l'Amiral. Des bateaux rentraient, laissaient tomber leur voile brune en contournant le môle, se poussaient lentement à la godille [...] Maigret semblait ravi de contempler le panorama du petit port, la pointe du Cabélou, à gauche, avec son bois de sapins et ses avancées rocheuses, la balise rouge et noire, les bouées écarlates marquant la passe jusqu'aux îles Glénan que la grisaille ne permettait pas d'apercevoir" (chapitre VI). Ou alors, au chapitre IV, la ville close: "Maigret traversa le pont-levis, franchit la ligne des remparts, s'engagea dans une rue irrégulière et mal éclairée. Ce que les Concarnois appellent la ville close, c'est à dire le vieux quartier encore entouré de murailles, est une des parties les plus populeuses de la cité"....Et puis, au chapitre suivant vous apercevez "le bac qui fait la navette entre le passage et la vielle ville"...   
Sortons maintenant de Concarneau avec le "guide Simenon" sous le bras pour aller ,au chapitre V intitulé "l'homme du Cabellou": " Nous venons de quitter la ville... A partir d'ici la côte est à peu près déserte... Il n'y a que des rochers, des bois de sapins, quelques villas habitées l'été par des gens de Paris... C'est ce que nous appelons la pointe du Cabellou [...] Vous voyez cette construction carrée, en pierre de taille, sur la dernière avancée de roches? Elle date de la même époque que les fortifications de la vielle ville... Il y a trés longtemps, un gardien vivait ici, comme qui dirait un veilleur, dont la mission était de signaler le passage des bateaux... On voit trés loin... On domine la passe des Glénan, la seule qui donne accès à la rade [...] Maigret regarda l'Océan gris à travers les meurtrières. Des petits bateaux à voile se faufilaient entre la pointe et un écueil que le ressac laissait deviner, viraient de bord et allaient mouiller leurs filets à moins d'un mille."
Terminons la visite par la plage et le quartier des Sables Blancs. Simenon connaît bien puisqu'il y a vécu plusieurs mois, peu de temps avant d'écrire Le Chien Jaune... Alors il y emmène son commissaire Maigret: " La plage des Sables Blancs, bordée de quelques villas [...] s'étire entre deux pointes rocheuses, à trois kilomètres de Concarneau. Maigret et son compagnon pataugèrent dans le sable couvert de goëmon, regardant à peine les maisons vides aux volets clos. Au delà de la plage le terrain s'élève. Des roches à pic couronnées de sapins plongent dans la mer... à suivre...

Ci-dessous tous les "coin coin":
21/06/2010 - Simenon...Simenon...
17/06/2009 - SIMENON et MAIGRET de retour à CONCARNEAU
4/06/2009 - Georges SIMENON par Bernard ALAVOINE
9/05/2009 - Simenon, à nouveau dans la Pléiade
15/04/2009 - SIMENON: Les romans américains, Tome 1 et Tome 2 chez OMNIBUS
15/04/2009 - Ce touche-à-tout de Christian Libens
29/09/2008 - Simenon,Concarneau, et le cinéma...
25/09/2008 - L'HOMME DE LONDRES/Sim (alias Georges Simenon)
10/08/2008 - Quand Nadine Monfils fait son cinéma
2/08/2008 - et si on parlait de Joë.G.PINELLI
17/07/2008 - Bienvenue à Paul MAHOUX

 

 

 

 

 

 

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