Repéré pour vous : 1994, d’Adlène Meddi



1994 : c’est l’année où tout bascule pour quatre jeunes lycéens algérois d’El-Harrach. Le pays est à feu et à sang lorsque ces adolescents décident de former, avec leurs propres moyens, un groupe clandestin de lutte antiterroriste. Dans ce roman dense et puissant, à travers des personnages aussi emblématiques que complexes, Adlène Meddi raconte les guerres qui ont marqué le pays et qui imprègnent encore si intensément le présent des Algériens.

1994, Adlène Meddi, Rivages Noir, septembre 2018



C’est le printemps du polar sur Arte !

Ce printemps sur Arte, faites le plein de culture polar !
Longs métrages de légende (ne manquez pas la diffusion de La Main au collet d’Hitchcock le 28 avril), série scandinave adaptée des romans de Viveca Sten (Meurtres à Sandham), documentaires captivants sur Agatha Christie et Peter Falk alias Columbo...
Offrez-vous un marathon polar en attendant la prochaine édition du Chien jaune !



Repéré pour vous : Le roman policier sous l’Occupation


Que lisait-on en France sous l’Occupation ? Des polars, figurez-vous ! C’est ce que rapporte le nouveau numéro de la revue annuelle Temps Noir, consacrée aux littératures policières.
Une étude étonnante...

Revue Temps Noir n°21, éditions Joseph K., avril 2019



Polar et scandale politique à la sauce norvégienne




Vous avez tout pile un mois pour découvrir la saison 1 de la série Elven sur Arte.


Entre scandale d’État, secret militaire et paysages glacés, la série policière coécrite par l’auteure norvégienne Arne Berggren présente tous les éléments qui ont fait la réputation du polar scandinave. Intrigue complexe, paysages et ambiance glacés, suspense... Un régal pour les amoureux du genre.

Alors qu’elle se promène près d’une rivière, une petite fille trouve une main tranchée entre deux rochers. Prévenu par un appel anonyme, le policier Thomas Lonnhoiden s’empare de l’affaire et remonte jusqu’à la famille de la fillette. À proximité de la macabre découverte, une zone militaire interdite au public accueille la formation de nouveaux agents d’élite de l’armée norvégienne, sous le commandement d’une jeune femme officier, Mia Holt. Après avoir fugué, la petite Silja tombe nez à nez avec le tueur, dans une ferme abandonnée de la zone militaire.

À découvrir en replay jusqu’au 5 décembre sur Arte.



Un peu de Sang Froid...



Le 11e numéro de la revue Sang-Froid est en vente en librairie, Relay et grandes surfaces culturelles.
Au fil des pages : des dossiers passionnants, une nouvelle inédite de Jérôme Leroy, une interview de Dennis Lehane... Bref si vous ne l’avez pas déjà, foncez chez votre libraire ou rendez-vous .



Repéré pour vous : Les Marcheurs, de Frédéric Mars



9 septembre, Manhattan. Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. A peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam Pollack et Liz Mc Geary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe.
Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S’ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient. Quels que soient leur âge, leur sexe et leur couleur de peau.
La cavale sans fin de ceux qu’on appelle les Death Walkers, les marcheurs de la mort, ne fait que commencer.

Les Marcheurs, Frédéric Mars, La Mécanique générale, avril 2018 (éd. de poche)



Repéré pour vous : Un peu tard dans la saison, de Jérôme Leroy



C’est aux alentours de 2015 qu’un phénomène inexpliqué et encore tenu caché s’empare de la société et affole le pouvoir. On l’appelle, faute de mieux, l’Éclipse. Des milliers de personnes, du ministre à l’infirmière, de la mère de famille au grand patron, décident du jour au lendemain de tout abandonner, de lâcher prise, de laisser tomber, de disparaître. Guillaume Trimbert, la cinquantaine fatiguée, écrivain en bout de course, est-il lui aussi sans le savoir candidat à l’Éclipse alors que la France et l’Europe, entre terrorisme et révolte sociale, sombrent dans le chaos ? C’est ce que pense Agnès Delvaux, jeune capitaine des services secrets. Mais est-ce seulement pour cette raison qu’elle espionne ainsi Trimbert, jusqu’au cœur de son intimité, en désobéissant à ses propres chefs ?
Dix-sept ans plus tard, dans un recoin du Gers où règne une nouvelle civilisation, la Douceur, Agnès observe sa fille Ada et revient sur son histoire avec Trimbert qui a changé sa vie au moment où changeait le monde.

Un peu tard dans la saison, Jérôme Leroy, La Table ronde, janvier 2017



Repéré pour vous : Galeux, de Bruno Jacquin



Au milieu des années 1980, en toute illégalité, ils ont fait régner la terreur dans les rangs des indépendantistes basques. On les appelait.... Galeux.
Qui étaient les « galeux », surnom donné aux membres des GAL, organisation paramilitaire financée par l’État espagnol pour lutter contre ETA, dans les années 1980 ?
Mai 2005. Casimiro Pozuelo, paisible retraité espagnol est victime d’un attentat au Pays basque français dont il réchappe miraculeusement. Avide de vérité, Inès cherche à comprendre pourquoi on en veut ainsi à son grand‐père. Elle se penche alors sur son passé et découvre des informations terrifiantes qui la tirent du mensonge permanent dans lequel elle était maintenue depuis sa naissance.

Inspiré
de faits réels, Galeux est une plongée à rebondissements, sans tabous, au cœur des années noires de la « guerre sale » (1983‐1987) menée en France contre les indépendantistes basques. Un scandale d’État dont la plaie n’est pas complètement refermée aujourd’hui encore.

Galeux, Bruno Jacquin, éditions Cairn, mai 2017



Repéré pour vous : Sous les pavés la jungle, de Simone Gélin



Dans la cour de promenade de la maison d’arrêt de Fresnes, deux vauriens nouent une amitié indéfectible. Plus tard, Mounia, une jeune clandestine, viendra troubler le jeu. Une fois libéré, Milo s’efforce de suivre le droit chemin, guidé par le fil rouge du passé. Bordeaux, l’estuaire, les vignobles du Médoc, le bassin d’Arcachon, une villa engoncée dans l’hiver, au Cap ferret, en cherchant à faire la lumière sur l’histoire de ses grands‐parents, deux soixante-huitards qui ont connu une passion explosive sur les barricades, Milo découvre une région et retrouve ses racines.
Il croit pouvoir tourner le dos à la délinquance, alors que Kevin, de son côté, n’a de cesse que de vouloir grimper dans la hiérarchie de la voyoucratie, s’adonnant aux trafics sordides et commerces d’êtres humains. Leurs routes semblent définitivement se séparer, mais on ne sort pas indemne de la prison, le sort, peut‐être, en décidera autrement.

Sous les pavés la jungle, Simone Gélin, éditions Cairn, mars 2018



Repéré pour vous : Fioul, de Stéphane Grangier



Le naufrage d’un pétrolier provoque une marée noire sur les côtes bretonnes. Pour nettoyer celles-ci, il faudra non seulement le courage de bénévoles mais aussi un bain de sang afin d’éviter les traces et d’effacer les responsabilités.
Trafics en tout genre, prostitution, drogue, règlements de compte boursier, au détour d’une rue et suite à une vague connaissance, un écrivain pas tout à fait raté, se retrouve au centre d’une intrigue aux multiples ramifications qui semble remonter jusqu’à une multinationale du pétrole et de l’énergie, Optal.
Il faudra fuir, seul ou mal accompagné, pour au-détour d’un marché, rencontrer son destin.
Mélange de road-book et de thriller économique, ce roman foisonnant part de Rennes pour voyager dans les recoins des turpitudes humaines. Un bon cru et un roman énorme

Fioul, Stéphane Grangier, Goater Noir, mars 2018



Repéré pour vous : Ligne de myrrhe, d’Yves Corver



Le cadavre d’un homme dénudé est découvert à Paris dans une voiture diplomatique. À ses pieds est retrouvée une poupée vaudou aux allures de momie égyptienne. Entre ses cuisses, une plume d’autruche blanche. La commissaire Nathalie Vincenti devra travailler dans la plus grande discrétion et tenir la presse à l’écart. Le jour même, le pigiste Jim Santiago est contacté par un être mystérieux se faisant appeler Imhotep, qui lui offre de retrouver sa place perdue de grand reporter s’il accepte d’enquêter sur ce meurtre à l’apparence rituelle. Dès lors, une partie de bluff s’engage entre les deux enquêteurs. Mais c’est une évidence ; Imhotep dicte les règles d’un jeu morbide, multipliant les victimes.

Ligne de myrrhe, Yves Corver, Fleur Sauvage, août 2018



Repéré pour vous : Les Meilleurs Amis du monde, de Gilly MacMillan



Comment démêler le vrai du faux lorsque personne ne peut – ou ne veut – parler ? Dans un Bristol électrisé par les tensions sociales, deux adolescents, meilleurs amis depuis l’enfance, se retrouvent au cœur d’une affaire brûlante.

Noah Sadler et Abdi Mahad sont deux adolescents inséparables, meilleurs amis depuis l’enfance.
Par un matin glacial, une équipe de secours repêche le corpsde Noah dans le canal de Bristol : son état est critique. Abdi, présent sur la scène du drame, ne peut – ou ne veut – rien dire.
Alors que le détective Jim Clemo, de retour d’un arrêt de travail forcé, se voit confier l’affaire, l’incident tourne à la bataille médiatique : Noah est anglais et issu d’une bonne famille, Abdi est fils de réfugiés somaliens. Il n’en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres et raviver les tensions sociales qui rongent Bristol.
Dans ce contexte brûlant marqué par la peur et la colère, chaque famille se bat pour son fils et pour la vérité. Ni l’une ni l’autre ne sait jusqu’où elle devra aller, ni quels démons elle devra affronter.

Les Meilleurs Amis du monde, Gilly MacMillan, Les Escales, juin 2018



Repéré pour vous : Tuer Jupiter, de François Médéline



Le 2 décembre 2018, le corps du plus jeune président de la République française, Emmanuel Macron, rejoint le Panthéon devant les spectateurs du monde entier. Le pays, le gouvernement et ses proches demeurent incrédules face à son assassinat. Ne reste plus qu’à remonter le temps pour suivre les ramifications du complot qui a conduit à cette fin.
Le romancier François Médéline, après dix années passées dans les coulisses de la République, nous offre une fiction politique moderne et percutante. De sa plume explosive, il s’amuse à mettre en scène les grands de ce monde et nous parle du règne de l’image, de pouvoir et de démesure.

Tuer Jupiter, François Médéline, La Manufacture de livres, août 2018